Schneider Electric
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Rénovation et pilotage intelligent : la clé vers des bâtiments décarbonés
Pour atteindre la neutralité climatique en Europe d’ici 2050, il est impératif d’agir sur nos bâtiments. Aujourd’hui, ils représentent environ 40 % de la consommation énergétique et 36 % des émissions de gaz à effet de serre dans l’Union Européenne. On parle en revanche beaucoup moins du rôle essentiel que peuvent jouer les systèmes d’automatisation et de contrôle des bâtiments (Building Automation and Control Systems - BACS). Ces technologies permettent pourtant de réduire la consommation d’énergie, d’améliorer le confort des occupants et de contribuer à la stabilité du réseau électrique. Mais que désignent exactement les BACS, et pourquoi sont-ils si déterminants pour l’avenir de nos bâtiments ?
Le cerveau et le système nerveux du bâtiment
Les BACS constituent, en quelque sorte, le « cerveau » et le « système nerveux » d’un bâtiment. Ils assurent une surveillance continue des consommations énergétiques et ajustent automatiquement les installations lorsque cela s’avère nécessaire. Chauffage, refroidissement, éclairage, ventilation : chaque fonction est optimisée afin de limiter les pertes d’énergie et de favoriser l’intégration des sources renouvelables.
Les systèmes de gestion des bâtiments existent sous de multiples formes : des thermostats intelligents et vannes thermostatiques auto-régulées jusqu’aux plateformes avancées capables de piloter l’ensemble d’un immeuble. Ils rendent les bâtiments plus performants sur le plan énergétique, de manière rentable, mais aussi résolument tournés vers l’avenir. Dans un marché de l’énergie de plus en plus électrifié, la flexibilité et l’interaction avec le réseau deviennent en effet des critères clés.
EPBD IV : des bâtiments plus intelligents et plus confortables en Europe
La Commission européenne a pleinement conscience de ces enjeux. Avec la directive EPBD IV (Energy Performance of Buildings Directive), elle entend améliorer significativement la performance énergétique du parc immobilier européen. La digitalisation et l’intelligence des bâtiments figurent parmi les axes majeurs de cette réforme. À partir de 2026, les grands bâtiments tertiaires dotés d’installations techniques d’une puissance minimale de 290 kW – puis, ultérieurement, les bâtiments de plus petite taille – devront être équipés de systèmes capables de surveiller la consommation d’énergie, les performances des installations techniques et la qualité de l’environnement intérieur, avec un ajustement automatique lorsque cela est possible.
La rénovation, une priorité absolue
Pour obtenir des résultats concrets, il est indispensable de s’attaquer au parc immobilier existant. La rénovation s’impose donc, sans conteste, comme la priorité numéro un. Avec sa stratégie « Renovation Wave », la Commission européenne a, à juste titre, affiché l’ambition de doubler le rythme des rénovations. Mais pour réduire durablement les coûts d’exploitation et renforcer la valeur des actifs immobiliers, il ne suffit pas de multiplier les interventions : l’intensité et la qualité des rénovations sont tout aussi déterminantes.
Une approche réellement visionnaire consiste à mobiliser les technologies numériques afin de rendre les bâtiments interactifs avec le réseau électrique. Ils ne se contentent alors plus de consommer de l’énergie, mais peuvent également en produire, la stocker et l’utiliser de manière flexible, en fonction des besoins du réseau. Grâce à une communication en temps réel avec le système électrique, la consommation s’adapte automatiquement aux conditions du réseau.
Conclusion
La transition vers des bâtiments plus durables ne doit pas nécessairement être complexe. La première étape consiste à définir une feuille de route claire, fondée sur une stratégie de portefeuille. Il s’agit de fixer des objectifs en matière d’émissions de COâ et de consommation énergétique, puis de réaliser une évaluation approfondie. Cette analyse permet d’identifier les technologies nécessaires pour générer de nouveaux insights et d’établir un éventail de solutions capables de créer de la valeur pour le patrimoine immobilier et d’optimiser le rendement des investissements en rénovation.
C’est pourquoi j’invite l’ensemble des parties prenantes à s’engager pleinement. Faisons de nos bâtiments des acteurs à part entière du système énergétique de demain - au service du climat, de l’économie et des personnes qui y vivent et y travaillent.
Par Laura Deltort Hereza, Marcom Channel / Segment leader for Building, Global Marketing, Schneider Electric Belgium.
Pour en savoir plus : www.se.com/be/fr